Le 5 décembre, à Djangué, une localité située dans l'Arrondissement de Messok, l'Association Dédé Kaolé a marqué la Journée Internationale du Droit des Sols par une campagne de sensibilisation cruciale sur le droit à la terre, un sujet d'une importance capitale pour les peuples autochtones.
L'événement a été dirigé par Nkopani Iveric, coordonnateur de l'Association Dadé Kaolé, accompagné de GBamisso Valère, coordonnateur adjoint. Ensemble, ils ont animé une session dédiée à l'information et à la sensibilisation des communautés locales sur leurs droits fonciers face à des menaces croissantes d'expropriation de terres au profit des entreprises forestières.
Les peuples autochtones, souvent considérés comme les premiers habitants de nombreuses régions, sont régulièrement confrontés à la spoliation de leurs terres. Ces expropriations se font souvent au profit de grandes entreprises, notamment celles opérant dans le secteur forestier, qui n’hésitent pas à envahir leurs territoires pour y mener des projets lucratifs, sans tenir compte des droits ancestraux des communautés.
La campagne a été un espace de réflexion et d'échanges sur ces enjeux. L'objectif était de rappeler que l'accès à la terre est un droit fondamental des peuples autochtones, essentiel à leur survie, à leur culture et à leur autonomie économique.
Une Lutte Pour la Préservation des Droits Fonciers
Lors de cette journée, il a été souligné que la protection des terres des peuples autochtones est un combat qui doit être mené sur deux fronts :
- La sensibilisation des communautés : Les peuples autochtones doivent comprendre et connaître leurs droits fonciers, afin de pouvoir se défendre face à des projets d'expropriation injustifiés.
- La dénonciation des pratiques d'expropriation : L'événement a permis de dénoncer fermement les pratiques d'expropriation menées par les entreprises forestières et de souligner la nécessité d'un cadre légal protecteur pour les terres autochtones.
Cette campagne n’a pas seulement été une occasion de sensibiliser les communautés locales sur leurs droits, mais elle a aussi lancé un appel à l’action collective pour mettre fin à ces expropriations abusives et injustes. L’Association Dadé Kaolé a réaffirmé son engagement à continuer de défendre les droits des peuples autochtones, et à travailler pour que leurs voix soient entendues dans les discussions nationales et internationales sur les droits fonciers.
Nkopani Iveric et GBamisso Valère ont rappelé l’importance de l’unité des peuples autochtones dans la protection de leurs terres et la préservation de leurs cultures. Selon eux, ce n'est qu'en restant unis et informés que les communautés pourront repousser ces attaques et réclamer la justice foncière qu'elles méritent.